Mon quotidien

Ce lien entre mon bébé et moi avant sa naissance

Je devais avoir entre 16 et 17 ans quand ma petite nièce est venue au monde. C’était une petite boule avec des yeux bien ouverts et un très beau visage. Pour la première fois j’étais tata et j’étais très heureuse. Je veux et je dois être une tata extraordinaire. J’ai commencé à être là pour elle : je la berçais pour qu’elle dorme, je la calmais quand elle pleurait, je lui changeais ses couches, je jouais avec elle pour l’occuper. Je passais le plus de temps possible avec elle. Je commençais à apprendre pour mon futur si je suis un jour maman.

Dix années plutard, j’ouvre l’enveloppe que m’avait tendu plutôt la femme de la réception du laboratoire médical et c’est confirmé j’attends un bébé. Après 2 semaines d’insomnies, un manque d’appétit, un malaise dans mon corps et un test de grossesse fait il y a 2 jours, je venais d’apprendre que je serais maman. Mon premier geste a été de toucher mon ventre et de me dire  » Je porte en moi la vie, je suis enceinte, j’allais être maman ». Je m’en doutais déjà donc ce n’étais pas une réelle surprise mais j’avais du mal encore à réaliser. Je me suis imaginée mon futur en quelques secondes et je savais qu’une nouvelle vie m’attendait. Je ressentais à cet instant précis une joie particulière et une peur indescriptible parce que c’était ma première grossesse et cette grossesse n’était pas prévue. J’avais une sensation étrange au fond de moi et je savais que c’était l’heure, c’était le moment.

Je veux tout savoir

Sur le trajet de retour vers chez moi, je me posais énormément de questions : Comment s’est formé ce petit être en moi ? A quoi ressemble-t-il actuellement ? Est-ce une fille ou un garçon ou peut être des jumeaux ? (Oh ce serait cool si ce sont des jumeaux, j’ai toujours voulu en avoir – Si c’est une fille je pourrais lui faire des tresses), Quel serait son prénom ? A quoi allait ressembler ce bébé ? Est-ce que je serais une bonne mère ? Comment je devais réagir et me comporter durant les 9 prochains mois à venir ? Combien de kilos allais-je prendre ? A quoi j’allais ressembler avec cette grossesse ? Quand est ce que j’aurais avoir des nausées ? Comment se passe un accouchement ? etc. Des questions fusaient de partout dans mon cerveau.

Je dois plus m’informer et aller lire quelques articles ou des livres ou des magazines sur la grossesse pour me faire une petite idée de ce qui m’attendait. Lors de mes lectures, je suis tombée sur une phrase qui m’a interpellé :  » Il est important de créer un lien avec son enfant dès le début d’une grossesse ». Ma mère m’avait conseillé après avoir appris ma grossesse de discuter avec mon bébé, de lui parler tout le temps. Je voulais suivre ces conseils sur la communication à créer avec son bébé mais comment parler à son ventre ? J’avais du mal à me projeter sur ce point. Cependant j’étais prête à le faire. C’est ainsi que j’ai commencé cet exercice. Je parlais à mon bébé tous les jours sans pour autant être très à l’aise.

Le declic

Aujourd’hui c’est jour d’échographie. Je vais enfin pouvoir connaitre le sexe de mon bébé.  »Ahah comme j’ai hâte ». Allongée sur la table d’examen d’échographie du gygy je découvrais une petite crevette qui bougeait beaucoup et se mettait en boule pour qu’on ne voit pas son sexe mais à force de tourner sur mon ventre avec l’échographe, le gygy finit par me dire : c’est une petite fille, vous aurez une petite madame.  »Oh mais quel bonheur, quelle bénédiction de Dieu ». Une joie indescriptible m’animait et j’avais du mal à tenir en place. Dès la sortie de mon rendez-vous je caressais mon ventre et je parlais à ce bout de chou qui grandissait en moi. La gêne que je ressentais auparavant s’était dissipée en un rien de temps. Je parlais à ma petite fille comme si je discutais avec mon chéri. Je lui racontais ma journée, je lui demandais si tout allait bien, qu’est ce qu’elle faisait, je lui disais que j’étais heureuse de l’avoir, que j’avais hâte qu’on se rencontre, je lui demandais pardon quand je m’énervais ou que j’étais en colère, je lui demandais pardon quand je pleurais parce que je savais que ça la rend triste je lui expliquais la raison pour laquelle je pleurais. Cela m’a fait réaliser que je n’étais plus seule qu’il y avait cette petite et moi. Cela m’a rapproché d’elle, j’avais l’impression qu’on se connaissait déjà, je l’aimais déjà ce bébé mais j’ai encore appris à l’aimer davantage. Je créais ainsi un lien avec mon bébé avant notre rencontre. Il m’arrivait aussi de lui demander des choses. Je demandais à ma fille que j’aimerais qu’elle soit douce, très sage, et très respectueuse. Je savais que je devais lui apprendre ce que c’est que chacun de ses mots mais je lui disais déjà à l’avance ce que j’attendais d’elle. Pour moi c’était très important qu’elle le sache. Je n’arrêtais pas aussi de lui répéter que je l’aime encore encore et encore.

Dire toutes ces paroles à mon bébé avant sa venue était ma façon à moi de me rapprocher d’elle, et d’instaurer à l’avance une règle très importante la communication. Je voulais qu’elle sache que ce sera la base de notre future relation. Je voulais qu’elle comprenne qu’on discutera beaucoup, qu’on parlera énormément. Je voulais lui faire comprendre que quoi qu’il arrive, quelle que soit la situation elle et moi on communiquera.

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